lundi 10 novembre 2008

L'aveu

Elle sait très bien que je les regarde, elle, et le mouvement de la pièce qui s'émeut tout autour d'elle. La bouteille à moitié bue la veille me rappelle le goût apaisant du vin, et ce goût m'entraîne vers le mot léger, encore mouillé d'alcool, qu'elle a murmuré le visage ailleurs. Dans un instant, elle va se retourner... Je me loge aussitôt dans ses mains, me pose au bout de ses doigts, sur la pointe de son pied, je me colle et, pauvre de moi, je voudrais me fondre. Le coussin est déjà tout prêt à l'accueillir, la table est offerte et la tasse s'agite au devant de ses mains, mais elle touche je ne sais quoi, l'air distrait et conquis. Tout frémit et tout chancelle. Il faudrait fuir pour ne pas s'évanouir, seulement voilà: je la dispute au décor et j'ai les yeux en nage.

5 commentaires:

  1. c'est trés poétique tout çà :-)
    plaisir à lire et à voir...

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  2. A Hf et Florence,

    Je suis ravie, et touchée, que ce texte vous ait plu...

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  3. Très joli texte et photo ou tout est naturel : la vie au quotidien saisi sur le vif, sans fard .
    NI

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  4. très jolie photos j aime beaucoup!!

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